vendredi 16 octobre 2009

Continuement de la ballade à travers Tokyo

Et oui, mes péripéties nippones continuent.
Ce dimanche, je me suis concentré sur Ueno, "le quartier des musées", situé juste à côté du Campus universitaire, à 10 minutes à pied.

J'ai d'abord commencer la visite en allant à akeyomo market, un des seuls marchés à ciel ouvert de Tokyo. Petite parenthèse historique, c'est là où se passait tout le marché noir de la ville de Tokyo durant la seconde guerre mondiale. Lundi férié oblige, le marché était plein à rabord, mais j'ai quand même réussi à trouver un pot de Nutella, ainsi que du gruyère (appelé au Japon Gurieru, si jamais il y a des personnes qui se sentent dans le besoin de fromage sur place), par contre, j'ai pas craqué sur le gruyère, un peu jeune à mon goût (croûte à peine formée, quelle inepsie). Par contre, malgré le monde, cette escapade m'a quand même ravi, rien que pour le cri des vendeurs qui achallandent le péquin ou encore le métro qui passe juste au-dessus (et vi, le truc vert en haut à droite de la photo, c'est les rails du métro).

Je me suis ensuite dirigé vers un étang se trouvant en plein centre ville où se trouve un magnifique temple boudiste.



En gros, cette partie de la ville renfermant en son sein un zoo, un grand parc, une 10aine de musées, ainsi qu'un étang est très calme et permet de se ressourcer un peu au milieu de la ville.

Par contre, c'est aussi ici que se trouve concentré la plupart des sans-abris de la ville, mais ça, j'y reviendrais plus tard, car les sans-abris japonais n'ont rien à voir avec les sans-abris européens

mercredi 14 octobre 2009

Samedi touristique

Et oui, après m'être installé dans mon appart', fais le tour du campus (dont je compte faire des photos dès que j'ai le temps et que la météo est favorable) et pris mes marques dans cette ville tentaculaire, je me suis dit qu'il fallait quand même profiter un peu de la mégalopole et faire mon travail de touriste propre en ordre et je suis parti samedi et dimanche à l'assaut des différents quartiers de Tokyo que je vais vous décrire par la suite.

Je suis donc directement parti pour Shinjuku, quartier mi-business à l'ouest de la gare et mi-chaud à l'est de la gare (qui est d'ailleurs la plus fréquentée au monde avec un traffic de 3,5 millions de passagers par jour). Je me suis directement orienté vers le quartier business pour aller dans la mairie de Tokyo, "énorme"(du moins, c'était le plus grand aux alentours) gratte-ciel de 50 étages, dont le 45ème est une terrasse panoramique sur Tokyo gratuite.

En dehors de la gare

La mairie



Bien entendu ne voir que des batîment à perte de vue donne le tourni pour un cht'it suisse comme moi, mais on pouvait quand même voir des montagnes au loin (mais pas Fuji-sama, il y avait trop de brume, ainsi que la baie de Tokyo).

Suite à cette observation panoramique, j'ai remarqué un petit sanctuaire shintoïste dans un parc au pied de la mairie vers lequel je me suis empressé d'aller et ce fût un réel plaisir de découvrir un petit havre de paix et de sérénnité dans une ville où tout va 100 à l'heure, mais les sanctuaires shintoïste et les temples bouddistes devraient faire partie d'un post à part une fois (et oui, j'ai malheureusement trop de choses à dire et pas assez de temps pour l'exprimer, les idées de post s'entassent...).



Je me suis ensuite dirigé vers Shibuyia, quartier "jeune" où les modes changent plus vite que les jours et c'est surtout l'endroit surement le plus connu de Tokyo, car c'est le quartier qui a le fameux passage piéton que l'on montre souvent lorsqu'on est à Tokyo.




Je l'ai bien entendu emprunté et finalement, ce n'est pas aussi horrible que ça en a l'air. Certes, il y a beaucoup de monde, mais les japonais sont les rois de l'esquive et il est dur de rentrer dans quelqu'un (à moins qu'on le veuille vraiment).

Ensuite, direction Akihabara, quartier de l'électronique et des otakus (les geeks japonais). Ici, malheureusement, pas d'images très impressionnantes, mais juste un clin d'oeil pour kujira no geri-sama.


Et ensuite, retour à la maison après une journée fort fatigante. Et pour la journée du lendemain, faudra attendre entre 12h et 24h, et ouais, faut quand même que je travail un peu. A une toute proch fidèles lecteurs

vendredi 9 octobre 2009

Considérations météorologiques et chronologiques

Et oui, le typhon est passé.

En gros, il est passé à environ 200km au nord de Tokyo dans la nuit de mercredi à jeudi, il était au plus proche à 24h.

Pour moi, ça s'est relativement bien passé. Le seul problème fut de rester sec. En effet, la petite pente juste devant chez moi s'est transformé en mini rivière. J'ai juste eu à enlever chaussures, chaussettes et retrousser mon pantalon pour éviter d'être détrempé, vu les 10 cm d'eau qu'il y avait sur le sol. Un autre grand désagrément a été la fermeture de la Yamanote Line, ligne transportant plus de 3 millions de passagers par jour. Je vous laisse deviner le monde dans les autres métros de la ville (dont ma ligne qui est normalement assez calme dans les heures où je la prend, mais qui là était surbondée, à tel point que tous les portails de vérification de ticket était ouvert pour améliorer le débit, mais je vais tenter de faire un billet spécial métro tokyoïte, pour vous rendre compte ce que c'est qu'un métro bondé)

Cependant, cette première expérience météorologique de l'extrême n'a pas été si désagréable, en même temps, le plus fort de la tempête fut pendant mon sommeil.
J'en retiendrais juste des énormes chutes d'eau et un vent énorme le matin suivant. Le plus agréable fut que, comme selon le dicton, le calme après la tempête, la journée de jeudi fut radieuse. Beaucoup de vent le matin avec un ciel nuageux et à partir de midi, grand soleil. J'avais vraiment de la peine à croire que ce fut le même jour... Il ne reste plus qu'un tremblement de terre et mes expériences de l'extrême au Japon seront complètes.

Autre chose peu habituelle dans nos contrées et l'heure de levée du soleil et son heure de coucher(d'ailleurs, on comprend bien alors le nom de pays du soleil levant). En effet, il se lève à 5h30 du matin (aouch, c'est tôt) et se couche à 17h30... Du coup, pas de problème pour rester plus tard au labo, le soleil est de toute façon déjà couché depuis longtemps...

Par contre, ce week-end, retour du soleil annoncé et week-end prolongé (et vi, lundi congé), donc je vais vous préparer des posts avec pleins de photos pour vous faire découvrir les différents quartiers qui composent Tokyo pour mardi prochain.

Bon week-end à tous

mercredi 7 octobre 2009

Les soirées de l'ambassadeur sont forte agréable

Et oui, comme certains d'entre vous le savent peut-être, j'ai été "invité" par l'ambassade suisse au Japon à donner un coup de main pour la tenue d'un grand événement à Tokyo pour fêter l'entrée en force d'accord bilatéraux.

Me voilà donc parti durant les heures de pointe en costume pour l'autre bout de la ville.

Mon principal travail a été de distribuer du matériel promotionnel sur la recherche et l'innovation en suisse tout en discutant avec les grands du monde suisse.

En gros, ce fût une journée très intéressante, bien que très fatigante (rester debout toute une journée à essayer de faire du relationnel est quand même éprouvant).

Mais j'ai quand même eu l'occasion de parler avec le mythe, la légende, je veux bien entendu parler de Mr. Baumgartner (pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est l'envoyé de la TSR (télévision suisse romande) et de la RSR au japon, qui est là-bas depuis maintenant 27 ans, donc dès qu'il se passe qqch au Japon, c'est par lui que ça passe).

Sinon, la partie la plus sympathique fût quand on est allé manger le soir tous les étudiants pris par cet évènement ensemble dans un BBQ coréen à Roppongi, quartier le moins japonais de Tokyo où tout le monde semble maîtriser l'anglais. Je me réjouis de les retrouver prochainement vu que l'on devrait se revoir pour une soirée de remerciement et on va surement garder contact...

Bon, je vais quand même vous laisser car j'ai dû travail à faire (ben vi, c'est quand même pour ça que je suis au Japon en même temps). Et en plus, la météo annonce un Typhon se dirigeant droit sur Tokyo pour demain, je m'en réjouis presque...

lundi 5 octobre 2009

Première rencontre avec mon professeur

Ma première rencontre avec mon professeur supervisant le projet à Tokyo a eu lieu vendredi et a été très protocolaire.

Dans un premier temps, sa secrétaire est venue me dire qu'il souhaitait me voir. Je me suis donc empressé dans son bureau où il m'a juste dit qu'il n'avait pas le temps de parler en profondeur avec moi (il rentrait d'une conférence en Autriche), mais qu'il me souhaitait la bienvenue dans son laboratoire. Clair, net et concis comme on dit par chez nous.

Ce n'est que le soir où il y avait une verrée (avec buffet+boissons volonté) organisée pour fêter l'arrivée de nouveaux étudiants entrant dans le département (mais pas encore pour moi, ce sera mardi prochain:-)) que nous avons discuté plus "amicalement", mais rien relatif à mon travail à Tokyo, il est malvenu de discuter de travail en période de "repos".

Je me suis aussi rendu compte que c'est bel et bien mon laboratoire qui met l'ambiance aux soirées et j'ai même pu rencontrer un Thaïlandais qui connaît le Lausanne Sports (et oui, fan de foot européens, je ne pouvais pas le croire...). En gros, ce premier évènement social au sein de mon labo me conforte dans le fait que je vais surement me sentir à ma place ici dans quelque temps (d'adaptation).

Moi et le japonais contre les japonais et l'anglais

Et oui, en arrivant au Japon, je m'attendais bien à découvrir une certaine barrière des langues, mais en réalité, c'est un véritable gouffre qu'il y a.

En effet, ce gouffre me parut visible dès le moment où je franchis la porte du bureau pour l'enregistrement des étudiants étrangers où je me suis fait servir par une très gentille japonaise... ne parlant pas anglais. A ce moment-là, je me suis rendu compte que si dans un office international, on ne parle pas anglais, les choses vont se compliquer. En même temps, c'est très bien car ainsi cela m'oblige à exercer mon japonais et j'espère faire des progrès très rapidement.

Mon premier succès fût de faire laver ma chemise au dry cleaning du quartier. Et je suis arrivé à me faire comprendre... D'accord, ce ne fut que très basique type: combien coûte le lavage de la chemise, est-ce que ce sera prêt pour lundi? à quelle heure? Mais le fait est que j'ai compris ce que l'on m'a dit et que ça ressemblait presque à une conversation. Une première petite victoire sur la barrière linguistique.

Cependant en discutant un peu avec des étudiants japonais de mon labo lors d'une soirée d'accueil aux nouveaux arrivant du département (sur laquelle je vais revenir dans un prochain billet cette semaine), je me suis rendu compte que si les japonais ne parlent pas anglais, c'est uniquement parce qu'ils ont honte de leur niveau. En effet, je leur ai dit que mon but était d'améliorer mon japonais pour avoir une discussion avec eux et ils m'ont directement répondu, alors que j'ai relativement peu d'échanges avec eux:" Non, il faut continuer en anglais, comme ça, on pourra améliorer notre niveau".

Bien entendu, là où la barrière culturelle se fait le plus ressentir est au super marché. Difficile de choisir quelque chose quand on a grande peine à lire ce qui est marqué sur l'emballage. Ma technique face à cela est relativement simple. Aller dans un rayon, regarder s'il n'y a pas une grande marque internationale dont on pourrait connaître le nom et déduire dans quel rayon on se trouve pour acheter un produit similaire, mais moins cher...

Autre surprise au niveau aliments: le prix des fruits et légumes... Non seulement, il y a des choses que l'on ne connaît pas et que l'on ne sait pas comment apprêter, mais surtout bonjour le prix (compter environ 1.- la pomme en grande distribution, l'horreur)...

Au niveau grand choc culturel, je suis allé ce matin m'enregistrer en tant qu'étranger au Japon pour recevoir mon permis de séjour. Je suis donc allé à l'hôtel de ville de ma préfecture de Tokyo, et là, plongée directe dans le monde japonais, tout était indiqué en Kanjis (idéogramme venant du chinois au nombre d'environ 1900 couramment utilisés, que je ne connaît donc pas).

Me voici devant ce panneau, dont je ne comprenais pas un mot et je me demande dans quel bureau et dans quelle direction aller:


Je vous laisse deviner mon désarroi. Je me suis donc mis à comparer les kanjis entre ceux écrit sur le tableau et ceux écrits sur ma lettre pour enfin trouver la bonne direction, exercice fastidieux, mais obligatoire pour un néophyte comme moi. Heureusement, les personnes du bureau parlaient anglais...

Emmènagement et découverte de mon quartier

Hello,
désolé pour le temps passé depuis mon dernier billet, mais j'ai été très occupé ce week-end entre la découverte de mon appartement, son aménagement (car au départ, il n'y avait rien à l'intérieur, mis à part 1 frigo, 1 machine à laver le linge, 1 lit, 1 table et 2 chaises) et le remplissage de formulaires administratifs (entre 4 et 5, et vi les japonais sont très procéduriers).

Je vais donc procéder à une petite visite de mon quartier, puis de mon appart'.

Voici une vue du quartier où je loge qui est très à la japonaise (beaucoup de petites maisons individuelles, rues très fleuries et vertes), en clair un joli petit brin d'endroit bien calme. Je ne vous parle pas du vacarme que font les grillons le soir, ni celui des oiseaux le matin.


Voici une vue du complexe d'appartement où je me trouve, il y a en tout une vingtaine d'appartement comme le mien où un poil plus grand qui sont réservé à tout étranger de la faculté d'ingéniérie de l'université de Tokyo.


Mais ouvrons la port sur mon chez-moi: enlevez vos chaussures, mettez vos chaussons et passez le seuil de ma maison (et vi, il y a un petit pas juste après la porte après lequel les chaussures sont interdites, bon en même temps, ça fait moins de chenil à l'intérieur).

Depuis l'entrée on accède directement à une petite cuisine avec table+chaise et au fond, la salle de bains.



En montant au premier étage, directement sur votre gauche, vous arriverez à la chambre de mon colloc' autrichien, fort sympathique (du moins pour l'instant en espérant qu'il le reste).




Et en montant l'échelle, vous arriverez directement au 2ème étage dans ma chambre (ou plutôt la place où j'ai mis mon futon, parce qu'il y a pas bcp de place pour mettre qqch d'autre).


J'étais étonné finalement car pour un 32 m2 à 2 personnes, on a encore pas mal de place et on ne se marche pas vraiment dessus.

Petite anecdote au passage, l'achat d'un futon au Japon, ressemble plus à un parcours du combattant qu'à autre chose, tant il y a de choix. En effet, dans le magasin où je suis allé (de style globus, donc pas spécialisé dans le futon), la moitié d'un étage était réservé aux futons, avec des prix allant entre 30 et 5000 francs, rien que pour le matelas... En gros, j'ai pris le premier qui me semblait pas trop mal et j'espère que ça va suffire...